La 5G, est aujourd’hui d’avantage au cœur de nombreux débats. Le nouveau réseau mobile qui fera son apparition à partir du 18 novembre, présentant un débit internet jusqu’à 10 fois plus rapide que l’actuelle 4G, est plein de promesses pour l’avenir. Cependant, la 5G pause aussi de nombreux problèmes notamment environnementaux.

Une des dernières étapes avant la mise en place de la nouvelle génération de téléphonie mobile vient de se terminer avec les enchères de positionnement. Cette procédure, qui s’est tenue le
20 octobre mais dont le résultat a été publié jeudi 5 novembre, a permis à Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free de s’approprier le réseau futur pour la somme de 2,860 milliards d’euros à l’état, modeste somme par rapport à nos voisins européen. Le régulateur des télécoms françaises va pouvoir donner aux opérateurs, le 18 novembre, les autorisations qui vont leur permettre de lancer la 5G. Véritable révolution du numérique dans le monde.

La 5G s’inscrit donc dans un processus continu d’amélioration technologique depuis la 1G dans les années 1980. Cette dernière souhaite alors se présenter comme la génération de rupture, la génération qui ne s’intéresse plus uniquement au monde des opérateurs téléphonique et des communications grand public, mais qui ouvre de nouvelles perspectives et permet la cohabitation d’applications et usages extrêmement diversifiés, unifiés au sein d’une même technologie. Cette 5G est donc présenter comme nouvel intermédiaire entre la numérisation, la société, et l’économie.

L’idée qui commence à se forger derrière la not́ion de 5G est que celle-ci ne correspondrait pas à une simple augmentation des débits, comme ça été le cas pour les précédentes générations. La 4G était à l’époque, une grande avancée, mais cette nouvelle transition vise bien plus haut.

Les communications mobiles grand public, le téléchargement de vidéos et l’utilisation d’applications mobiles représentent l’essentiel de l’utilisation actuelle des ressources radio dans les réseaux 4G. Avec la 5G, l’objectif serait que ces usagers soient grandement élargis. Cette avancée vise des secteurs très variés, qui n’auraient pas nécessairement d’autre élément commun que cette technologie, mais qui sont des piliers importants d’une société : l’énergie, la santé, qui est au cœur de l’actualité, les médias, l’industrie ou encore le transport.

La santé, les transports et les médias sont des secteurs très proches et perpétuellement en liens dans nos quotidiens : les améliorations dans ces secteurs vont avoir un impact directement visible sur notre vie quotidienne. L’introduction, dans le domaine médical, de robots pour l’exécution d’opérations chirurgicales spécialisées, la vidéo à la demande ou encore l’arrivée de nouvelles fonctionnalités connectées dans les voitures ont déjà amélioré notre vie de tous les jours. La 5G promet d’aller au-delà dans ces domaines : elle pourrait permettre des diagnostics et des opérations à distance en temps réel, démocratiserait le streaming de vidéo 3D à 360 degrés, donnerait accès aux utilisateurs à une énorme quantité de contenus vidéo avec une qualité promise au-delà de la très haute définition comme la 4k dans un premier temps puis la 8k. Le monde de l’automobile pourrait utiliser ces nouveaux réseaux pour permettre aux véhicules non seulement de prendre des décisions sans intervention humaine, mais aussi de communiquer entre eux, avec des temps de réaction compatibles avec les exigences d’un déplacement à haute vitesse.

Cependant, ce passage à la 5G pose de nombreux problèmes, principalement environnementaux.

Tout d’abord pour capter le réseau 5G, il nécessitera impérativement de changer de smartphone. Les téléphones 4G actuels ne sont pas compatibles avec le nouveau réseau mobile, à l’exception des modèles les plus récents, qui ont anticipé et entamé cette transition. Il va donc falloir les remplacer et en racheter. C’est une évidence, en plus d’être long, le aura forcément des conséquences sur l’environnement.

De plus, d’après plusieurs experts, le fonctionnement de la 5G va nécessiter trois fois plus d’infrastructures que pour le fonctionnement de la 4G. Jean-Marc Jancovici, ingénieur français, consultant et spécialiste de l’énergie et du climat dit nécessaire pour passer à la 5G renouvellement du domaine numérique.

« La consommation d’énergie des opérateurs mobiles sera multipliée par 2,5 à 3 dans les 5 ans à venir ».

En conséquence, de nombreux mouvements écologistes sont très réticents quant au déploiement de la 5G dans le monde. N’en déplaise à beaucoup de partisans d’une planète plus propre, de doctrine écologiste ou non, aucune forme d’énergie n’est non polluante : cette technologie provoquera évidemment de nombreux rejets de gaz à effet de serre et bien d’autres problèmes…

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