Le Liban, état du Proche-Orient, démocratie parlementaire pas plus grande que la taille de là Gironde Française pour 6,2 millions d’habitants dont plus de 2 millions de réfugiés, est aujourd’hui plus en faillite que jamais. Comment cet état alors plein de richesses et d’espoir en est arrivé à sa situation actuelle ?


Le Liban est le fruit de la partition de l’empire ottoman. Ayant signé un pacte national mettant fin au mandat français, le pays devient totalement indépendants en 1943. L’état alors très peu dirigiste et soucieux de sa population affiche tout de même jusqu’en 1970 unes grandes périodes de prospérité et de progrès. Cependant, le Liban, « état tampon » subi de lourdes conséquences suite au conflit
israélo-arabe qui conduit à une guerre civile entre 1975 et 1990.
Les années post-guerre civile sont tout autant compliqué. Les hommes politiques ne sont pas substitué et continuent alors de diriger le pays à partir des mêmes bases. La paix n’est pas réellement trouvé, le pays libanais se retrouve en position de faiblesse, fonctionnant avec un trop lourd libéralisme politique, un pluralisme politique important et possédant une situation géographique toujours aussi délicate. En 1990, le pays est en cours d’une deuxième « mondialisation ». Les débuts d’une crise inévitable, sont déjà visible.
Trois chocs, évident viennent véritablement achevé le Liban ces dernières années. Un pays qui partait en plus de cela sur des bases très compliquées. En effet, le modèle économique est un modèle tourné essentiellement vers l’extérieur, inégalitaire, libéralisé et jouant sur une spéculation instable et donc un modèle que ne durera pas dans le temps, mais seulement sur quelques années. Le Liban ne possède donc aucun avantage comparatif, exporte très peu et affiche un déficit de 2,7 milliards d’euros en 2015. 

Ce modèle très corrompu profite seulement à une petite fraction de la
population, la société est dite polarisée, la classe moyenne est très pauvre : 50% de la population est en dessous du seuil de pauvreté.
En plus de cette situation de crise bancaire, de change et de dette publique, viennent s’ajouter 3 chocs, entremêlés, qui vont peu à peu ébranler un système déjà fragilisé.


1° Il s’agit tout d’abord de l’éclatement de la guerre Syrienne en 2011, conséquences d’un grand flux migratoire et l’accueil non-officiel de 1,5 millions de Syriens, pays voisins. Les Syriens très nombreux et offrant une main d’œuvre pour quelques euros par jour, conduisent à une hausse conséquentes du chômage Libanais. L’activité économique déjà fragile, rentre alors en état de crise.


2° De plus, la crise du Covid-19 a été inévitable et a frappé durablement le pays. Cette dernière a totalement été paralysé et le Liban étant un pays très importateur et dépendant du reste du monde a d’autant plus été touché.


3° Cet été, le 4 aout 2020, le port de Beyrouth, capitale du Liban a été victime d’une lourde explosion. Plus de 200 personnes ont perdu la vie, 6 500 blessés et le bilan s’affiche à plus de 20 milliards de dollars de dommages matériels. Ces 3 événements entremêlés et continuels plongent le Liban, qui était déjà dans une situation compliqué, dans une crise profonde. Le taux de chômage est annoncé à plus de 35 % de la population
active. Le pays est endetté à plus de 170 % de son PIB, soit 92 milliards de dollars. D’autant plus que l’état s’est décrété en incapacité de financement depuis janvier 2020.


Le pays est endetté à plus de 170 % de son PIB, soit 92 milliards de dollars.
la Livre Libanaise, et pour finir une crise de la dette publique. La crise s’aggrave durablement depuis maintenant 2018 et le taux de croissance du PIB est en 2018 à moins de 2%. Il est de plus en plus difficile de se procurer des biens sûr le marché. La main d’œuvre libanaise quitte alors peu à peu le
pays en recherche d’un avenir stable, le taux de pauvreté est plus grand et le salaire plus bas que jamais.


Une sortie est-elle possible ?
L’explosion du 4 août a montré une grande solidarité et une mobilisation de nombreux Libanais. Les efforts seront cependant à faire dans le temps, durant de nombreuses années.
• Deux scénarios sont alors envisageables. Premièrement une tentative de restauration du modèle politique antérieur, comme le fait par exemple la Grèce après la crise de 2008.
Cependant, maintenir ce système serait possiblement synonyme de rencontrer les mêmes problèmes.
• L’autre solution serait donc de changer de politique et passer à une politique de production. Ce nouveau système, plus encouragé par le peuple Libanais, entraînerai de nombreuses reformes :
– Préserver la parité de la monnaie nationale : la Livre Libanaise et donc abandonner la dollarisation du pays, puisque le dollar est très utilisé, et donc dévalorise la Livre.
– Créer de vraie condition financière et économique.
– Cesser la « braderie » des actifs publics.
Ces quelques reformes conduiraient donc à une croissance plus durable et plus fiable ; les prochains mois seront déterminants.

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